Encore de ces personnalités Imprimer

Il me semble que parler des gens de chez-nous ait éveillé de bons souvenirs chez plusieurs.  C'est cette petite chronique sur quatre personnes de chez-nous qui a le plus entraîné de rétroactions de la part de vous les lecteurs.  Voici donc quelques autres personnalités de notre belle région avec des anecdotes époustouflantes. 

Côme J. Robichaud

J'ai un parti pris pour cet homme de mon village d'enfance, car je l'ai bien connu.  Il nous visitait souvent et nous racontait toutes sortes d'histoires.  Dans sa vie, il avait été un homme à tout faire, jusqu'à être contremaître sur des chantiers de construction en Ontario.  Pour obtenir un travail à Mactaquac, il s'était fait passer pour un charpentier ce qu'il n'était pas vraiment.  Lorsque le contremaître lui avait demandé pour ses outils, il avait pointé ceux de son voisin lesquels, n’étaient pas les siens !  J'étais impressionné qu'il pouvait se rendre à Toronto sur le pouce sans grande difficulté.  D'ailleurs, dans les années 1960 ou 1970, en revenant de Toronto en automobile, il avait tombé en panne sur la transcanadienne.  N'étant pas en manque d'imagination, Côme fait arrêter une semi-remorque transportant des automobiles neuves pour le Nouveau-Brunswick.  Il convainc le conducteur de placer sa vieille voiture en panne avec les voitures neuves et de le ramener chez lui à Tracadie!  À la fin de sa vie, à cause d'une maladie, il s'était fait amputer une jambe.  À la blague, il disait qu'il s'était fait piquer par un maringouin et sa jambe était devenue toute enflée!

Émile O. Basque

Surnommé « La semaine au village », Émile Basque était le fils d'Olivier Basque de Haut-Sheila.  On le surnommait ainsi car en une seule journée, il se rendait à Tracadie plusieurs fois, toujours sur le pouce.  On le voyait donc souvent marcher sur le bord de la route.  Il était reconnu également comme un bon réparateur de montres de poche et de montres à bracelet.  Il est malheureusement décédé à un jeune âge, 52 ans, le 28 avril 1975.  Sa mère était Catherine dite Kate Basque, née Ferguson.  Tout comme Betsy à Polite, elle était cartomancienne et elle recevait chez elledes gens d’un peu partout pour leur lire les cartes.

Ernest Duguay et Thérèse McLaughlin

Ernest Duguay était le fils de Marie LeBreton dite Betsy à Polite et d’Hyppolite Duguay.  Après le décès de son père, en 1946, sa mère, Betsy, s’est remarié en 1960 avec Joseph Landry.  Pour sa part, Ernest avait épousé le 17 septembre 1956 Thérèse McLaughlin, fille d’Ernest McLaughlin et de Catherine Austin.  Ernest et « Thélèse », comme il l’appelait, formaient un couple marginal, mais attachant, un peu comme Betsy l’avait été.  N’ayant pas d’automobile, on les voyait souvent marcher sur le bord de la route, lui bien en avant d’elle.  

Aurèle T. Basque

Originaire de Saint-Pons, Aurèle avait une mémoire phénoménale pour retenir les anniversaires, les dates de mariage, les dates de décès de sa famille ainsi que celles des habitants des villages avoisinants en plus de retenir les dates liées aux sports.  Dans les années 1950-1970, il pouvait passer plus de deux heures par jour à lire des revues et des magazines de sports et à découper les photos et articles pour en faire des scrapbooks.  Il était un grand amateur de baseball, de hockey, de football, de boxe, de lutte et de quilles.  Il avait débuté à écouter les sports à la radio vers 1954-55, puis en 1960, à la télévision.  On raconte que lorsqu’il allait voir des parties de hockey à l’aréna à Sheila, on essayait de lui poser des questions pour qu’il se trompe, mais cela fonctionnait rarement!  Il connaissait même assez bien les vedettes de télévision!  Aurèle nous a quitté récemment; il est décédé le 31 mars 2016 à l’âge de 84 ans.  

 
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