Saumarez, paroisse civile et district de services locaux : une histoire de recensements Imprimer

Par Maurice Basque

Qui aurait pu prédire qu’une partie de nos conversations estivales  tourneraient autour de question de recensements ?  Pourquoi pas en profiter afin de remonter au début  de l’histoire des recensements de la région de Tracadie-Sheila ?  L’ancien militaire loyaliste  et juge de paix William Ferguson  fut sans doute l’un des premiers résidents  à proposer  une estimation de la population  du jeune village de Tracadie. En 1792, dans un document de concession de terre,Ferguson  nota qu’il y avait 56 personnes dans  sa communauté. Les missionnaires  catholiques indiquaient également la population des villages qu’ils visitaient à l,époque  mais ces prêtres se limitaient habituellement au nombre de communiants,ce qui excluait les non-catholiques et les jeunes.  Il n’était pas rare non plus que la population était chiffrée en nombre de familles habitant un lieu. Ainsi, le missionnaire Urbain Orfroy  nota que les 40 familles catholiques de Tracadie avaient payé la dîme avec 80 quarts de pommes de terre et 15 minots de grain en 1808.
 
La création des paroisses civiles allait contribuer à fournir des données démographiques plus précise et plus détaillées. Dans un premier  temps,la région de Tracadie –Sheila fut située dans la paroisse civile d’Alnwick,créée en 1786. Puis ce fut le tour de la paroisse civile de Saumarez ,érigée en 1814 et qui comprenait toute la péninsule Acadienne à l’époque.  Le comté de Gloucester pour sa part fut créé quelques années plus tard en 1827. Saumarez tire son nom d’un administrateur du Nouveau-Brunswick en 1814,le général sir Thomas Saumarez,appartenant à une très vieille famille de l’île Anglo-Normande de Guernesey,dans la Manche.
 

 
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